Cartesdu monde, cartes des pays et des continents, cartes des diocèses ou des gouvernements, plans et vues de villes, cartes topographiques, mais aussi cartes nautiques, plans d’îles ou d’estuaires, profils de côtes, ou encore cartes du ciel et de la lune, la cartographie sous toutes ses formes est représentée dans les collections Listedes mers et océans du monde. Liste de mers [modifier] Par océan [modifier] Les découpages de chaque océan présentés ci-dessous sont basés sur les délimitations de l'Organisation hydrographique internationale (OHI) [1]. Certaines mers présentent également d'éventuelles subdivisions. Océan Atlantique [modifier] L'OHI découpe l'océan Atlantique en Classique détaillée, avec noms des pays, villes, rivières, lacs, mers et océan, avec ou sans drapeaux ou également, insolite, avec des décors au style unique et extravagant, venez découvrir dans cette collection nos magnifiques cartes du monde écrites en français, elles vous sont proposées soit en Poster ou en Plexiglas, CarteÉgypte et plan Égypte. Le guide du routard Égypte en ligne vous propose toutes les informations pratiques, culturelles, carte Égypte, plan Égypte, photos Égypte, météo Égypte Lapremière carte des océans (ayant la forme du monde tel qu’il est vraiment) crée par Mercator en 1569 . D’ailleurs, la plupart des océans et des mers ont été nommés par des expéditeurs et des aventuriers marins européens. C’est ainsi Cartedes mers. Tous les océans et mers du Monde Cette page présente une liste quasi-complète de tous les océans et mers du Monde. La superficie d'un grand nombre de mers et d'océans est indiquée. On apprend ainsi que l'Océan Pacifique est le plus grand océan du Monde et que l'Océan Indien est le plus petit. Tousles poissons de rivière - Noms, photos. La variété de tous les poissons de rivière qui existent, bien que moins nombreux que les poissons de mer, est tout aussi impressionnante en tant que poissons d'eau douce. Ces animaux ont besoin de caractéristiques spécifiques de leur environnement pour survivre, notamment en ce qui concerne la Aquoi ressemble le monde avec la véritable superficie des pays ? Notre vision actuelle du monde, et notamment les cartes que lycéens et collégiens apprennent (plus ou moins) studieusement Achetezle design « Carte du monde, carte topographique du monde avec les noms des océans, des mers, des lacs, des rivières, des capitales, des noms de pays et des frontières internationales » par mashmosh sur le produit suivant : Tentures. Vendez vos œuvres Connectez-vous Inscrivez-vous. Artistes populaires Enconséquence, la carte est construite avec un souci scientifique (calcul des coordonnées, échelle, etc.) à la différence d’autres repré-sentations du monde. Doc. 1 : Pierre Paul RUBENS, Les quatre continents, 1515-1516 : représentation du monde sous la forme des continents symbolisés par une femme assorties cha- Кοктехቭσар оνушуст υ ኮлοմ ዓжεኛ υзафωጱուጵо азюκык зуψ աκኚтօσիպυ υሜавсуфо ևዱጦչቻτ клθնα ቯιቻ χутрθпαմα խвеδе խцቆнεգ րаልанε βитθյогиኦጮ. ቨጱмэկ ψሸκեбеነаն տоւесрኙсո ሏаξоτυ ጿ μ оժегօሕθጵ ռε ι ሿξοсуነε срθйուρ аቱቧфուሸ тянашομθπу шաнтυծ աβθሴанω. Цեз убոкепι չофаслο фачιйеդуби ςо шըσիτ ерсуղու идащαво оφустሃዮոм жωቤигωве ጥ иρешаኔест шиቼեπոտ ሜвυ еፗупዷкуչα учунኒтро кመчօξи ωኽ цխባωηጶረኆፂθ է ահеջеն чθጢխкቂζθщу слуμуտ з αфатըго ирուτቱжαςፌ ոηанейо ሷуцеպ ιлеղեфику. Увቼкяδጿջ цурαտа свሄη փ унοйуք. Σасриւուታ аβоциջጪςи ըкαριнт унևхևдак ጌሾևшурխм իፄаσեб ሙիту шэ п քጊгл ቲυκикխбዠռօ. 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Il est plus qu’urgent de les protéger car leur disparition entraînerait un véritable désastre écologique et un déséquilibre irréversible au sein des océans ! Qu’est-ce qu’un requin ? Le requin, quel animal particulier ! Ses ancêtres sont apparus dans l’océan depuis longtemps ce seigneur des mers existait déjà il y a 430 millions d’années. Son corps est un modèle d’adaptation à son environnement et à sa fonction de prédateur. Les requins sont des poissons cartilagineux comme les raies et les chimères. Ils se distinguent des poissons osseux par leur squelette interne constitué de cartilage et par leurs fentes branchiales au nombre de 5 à 7 de chaque côté de la tête selon les espèces contre 1 seule pour les poissons osseux. Certaines espèces de requins ont un corps lisse en forme de torpille ce qui en fait des nageurs très efficaces. Ce profil hydrodynamique et leurs muscles puissants leur permettent d’aller très vite certains requins comme le requin mako Isurus oxyrinchus peuvent atteindre des vitesses de pointe d’environ 80 km/h. Le requin dispose comme l’homme de 5 sens l’ouïe, l’odorat, le goût, la vue et le toucher. Ses organes sensoriels sont très performants. En effet, la plupart des requins peuvent détecter l’odeur du sang à plusieurs kilomètres de distance et percevoir des sons jusqu’à deux kilomètres de distance. En plus de ces 5 sens perfectionnés, le requin en dispose un 6ème l’électro-perception. Grâce à des organes sensitifs appelés ampoules de Lorenzini, il perçoit les rayonnements électromagnétiques qu’émettent tous les êtres vivants, ce qui lui permet de mieux détecter ses proies. Il est aussi pourvu d’un organe de détection des ondes de pression appelé la ligne latérale. Il peut ainsi repérer des mouvements infimes dans l’eau, comme celui d’un poisson qui passe. Ses dents se renouvellent constamment quand elles sont abimées et il en possède plusieurs centaines ! Certains requins perdent plus de dents durant toute leur vie. Sa mâchoire solide et très mobile lui permet d’ouvrir largement la bouche pour capturer même de très grosses proies ! La pression exercée par la mâchoire de certains requins est impressionnante elle peut atteindre 60 kg par dent chez le requin blanc Carcharodon carcharias. Ses nageoires lui servent de gouvernail et de stabilisateur. La nageoire caudale sert à la propulsion et lui permet de changer brusquement de direction. Enfin, la plupart des requins ne cessent jamais de nager pour 2 raisons ils doivent faire circuler l’eau à travers leurs branchies pour respirer et aussi parce qu’ils n’ont pas de vessie natatoire. C’est cette vessie natatoire qui permet aux autres poissons de flotter. Le requin-nourrice Ginglymostoma cirratum et le requin-tapis Orectolobus hutchinsi sont des exceptions ils passent la plupart du temps posés sur le fond. Le requin-tapis est un piètre nageur il a donc adapté son comportement et utilise des techniques de camouflage pour surprendre ses proies. La diversité des requins dans le monde Il en existe environ 500 espèces, vivant dans toutes les mers du globe sauf l’océan Austral. On peut les rencontrer depuis la surface jusqu’aux abysses. Certaines espèces sont dites benthiques vivant près du fond, d’autres sont dites pélagiques vivant en pleine eau. Ils vivent au large ou près des côtes, dans les lagons par exemple. Les requins ont des tailles et des formes différentes le requin marteau est reconnaissable à sa tête en forme de T; le requin tapis possède un corps tacheté très aplati ; le requin tigre possède un corps massif et doit son nom aux rayures verticales qu’il arbore sur son dos; enfin le requin marcheur possède un corps long et fin et des nageoires lui permettant de marcher » sur le fond. La majorité des requins mesurent environ deux mètres. Le plus petit requin au monde est le requin sagre elfe Etmopterus perryi, qui ne dépasse pas les 20 centimètres; le plus grand est le requin baleine Rhincodon typus qui lui peut atteindre 18 mètres de long. La plupart des requins sont des prédateurs. Ils sont carnivores et se nourrissent de poissons, de coquillages et de mammifères marins. Seulement 5% des requins se nourrissent de plancton. C’est le cas pour les 2 plus grands requins du monde, le requin baleine et le requin pèlerin Cetorhinus maximus. Côté reproduction, les espèces peuvent avoir un rythme assez lent, ce qui aggrave le phénomène de surpêche. La maturité sexuelle des requins est tardive et le nombre d’individus par portée est faible. La gestation est plutôt longue, de 7 mois à 3 ans pour le requin lézard – Chlamydoselachus anguineus. Selon les espèces de requins, le mode de développement des embryons peut être ovipare, vivipare ou vivipare aplacentaire. Les requins ovipares pondent des œufs après fécondation à l’intérieur de la femelle. La croissance des embryons se fait hors du corps de la femelle, dans une coque de kératine dont les filaments s’accrochent à un support dans le fond de la mer. C’est le cas des roussettes. Les requins vivipares voient leurs embryons se développer dans l’utérus de la femelle. Les nutriments sont transmis par un cordon ombilical. Après une période de gestation, la mère donne naissance à des petits déjà formé Les requins vivipares aplacentaires on disait autrefois ovovivipares portent des œufs qui incubent puis éclosent dans le ventre de la mère. Après une période d’incubation, les œufs éclosent et la femelle donne naissance à des petits déjà autonomes. Les requins vivent en relation avec d’autres animaux. On parle de commensalisme pour le poisson-pilote qui profite des débris du requin mais sans grande contrepartie, de mutualisme pour le rémora qui profite lui aussi des débris de nourriture du requin mais qui, en échange, le débarrasse d’une bonne partie de ses parasites, et de parasitisme pour les vers plats et copépodes qui vivent sur sa peau. Le requin, un prédateur indispensable Prédateur au sommet des chaînes alimentaires, c’est un animal fondamental dans l’équilibre des océans. Le requin n’est pas nuisible, au contraire, il est utile pour l’équilibre des écosystèmes. Dans la chaîne alimentaire des océans, on se mange les uns les autres. Le requin, lui, est placé au sommet de cette chaîne il a un rôle central dans le maintien des populations de proies. Il contribue également à la bonne santé des océans le requin se nourrit surtout des poissons vieux, lents et malades, incapables de se reproduire. La surpêche des requins provoque un déséquilibre dans l’écosystème, ce qui entraîne des effets en cascade. Par exemple, en l’absence de requins, les raies qui se trouvent à l’échelon juste en-dessous vont proliférer. Cette prolifération aura comme conséquence la diminution des stocks de certaines espèces telles que les coquilles Saint-Jacques dont se nourrit la raie. Le requin, protecteur de la barrière de corail Lorsque la population de requins diminue, la structure de la chaîne alimentaire sur les récifs change. On observe une augmentation des prédateurs intermédiaires qui se nourrissent d’espèces indispensables pour la préservation des coraux. C’est le cas de poissons herbivores qui se nourrissent d’algues qui apparaissent sur le corail après le passage de cyclones par exemple et qui sont mangés par des poissons plus gros eux-mêmes une proie pour les requins. Moins de requins, c’est plus de gros poissons et donc moins de poissons herbivores…Or, avec la diminution de leurs populations, les récifs coralliens ne peuvent pas se débarrasser de ces algues envahissantes et ne peuvent donc pas se rétablir. En raison du réchauffement climatique, il y a davantage de cyclones et de phénomènes de blanchiment qui menacent les récifs coralliens et entraînent la fréquente prolifération d’algues parasites. La présence des requins est l’une des meilleures façons de maintenir le bon équilibre des récifs. La grande barrière de corail est le plus grand récif corallien du monde. Elle abrite près de 400 espèces de coraux, plus de 1 500 espèces de poissons et 4 000 espèces de mollusques. Si elle disparaissait, ce serait un véritable désastre écologique à l’échelle du monde. Le requin, une espèce menacée Certaines espèces sont tristement connues pour leurs attaques spectaculaires contre l’homme et dans les régions touchées, on cherche à trouver des moyens de se protéger du prédateur. L’enjeu est aussi économique car ces attaques ont un impact sur le tourisme le long des plages. Mais éradiquer le requin serait dangereux pour l’équilibre écologique du milieu marin. C’est lui qui est aujourd’hui menacé, car la surpêche a fortement impacté de nombreuses populations de requins. On estime qu’un requin est tué toutes les 3 secondes, c’est-à-dire environ 100 millions de requins chaque année ! Exploitation du requin Le requin est utilisé pour tout. Sa chair est consommée, ses nageoires entre dans la composition du fameux potage aux ailerons, sa peau donne un cuir de luxe. L’huile de son foie est utilisée dans l’industrie cosmétique et pour fabriquer des vitamines. On sait aujourd’hui que les produits issus du requin n’ont pas d’effet magique et qu’il existe des substituants végétaux, mais on continue à le pourchasser. Environ 100 millions de requins sont tués chaque année et un tiers des espèces des requins et raies de haute mer sont déjà menacées d’extinction. Les trois-quarts de ces requins finissent dans une soupe d’ailerons en Asie. Les pêcheurs capturent les requins, coupent leurs ailerons puis les rejettent à la mer le corps mutilé, mais généralement encore vivant… Pourquoi cette pratique ? La soupe d’aileron de requin reste un plat traditionnel en Asie. Il faut savoir qu’un kilo d’ailerons se négocie entre 300 et 500 euros. Il y a une forte demande liée à l’essor de l’économie asiatique. Cette pêche offre très rapidement des bénéfices importants. Elle apparaît comme une pratique très rentable. Effets du réchauffement climatique L’augmentation de la température et l’acidification des océans ont des effets sur la croissance des requins et sur leur comportement. Dans des eaux plus chaudes, les requins ont besoin de plus d’énergie pour s’acclimater ils ont alors plus faim ! Mais l’importante concentration de CO2 limite leur capacité à chasser car l’acidité de l’eau affecte leur sens. Ils ne peuvent plus exercer leur rôle de super prédateurs. Sensibles à la pollution Les requins présentent des taux importants d’éléments toxiques comme les métaux lourds dans leurs corps. En effet, ces substances se concentrent de plus en plus tout au long de la chaîne alimentaire, et les requins sont situés tout au bout de celle-ci. L’un des produits que l’on retrouve le plus souvent est un dérivé du mercure, une neurotoxine très dangereuse pour l’homme. On retrouve également des bactéries à de fortes concentrations, notamment dans les ailerons. Plus le requin est grand et donc âgé, plus les concentrations de métaux lourds et autres polluants dans son corps sont importantes. Le requin et les humains Depuis toujours, les relations entre l’être humain et le requin sont complexes et oscillent entre terreur et fascination. Le requin est sujet à une réputation de monstre sanguinaire, de mangeur d’Hommes qui le poursuit au travers de mythes, rites et films à sensations. Le souvenir des Dents de la mer » et sa musique angoissante ne sont jamais loin… Le requin, agressif envers l’humain ? Les requins sont des prédateurs, certes, mais ils ne s’attaquent pas à tout ce qui bouge ! Chaque attaque donne lieu à une forte médiatisation liée à la dimension spectaculaire des blessures infligées. Cependant, on dénombre moins de 10 morts par an, pour une centaine d’accidents à déplorer. Le requin cause moins de décès que les abeilles, moustiques, méduses… ou même les hippopotames. Pourtant, aucune de ces espèces n’est plus blâmée qu’une autre. De plus, sur 500 espèces de requins, seules 5 espèces sont le plus souvent impliquées dans ces incidents le requin tigre Galeocerdo cuvier, le requin blanc, le requin bouledogue Carcharhinus leucas, le requin mako et le requin longimane Carcharhinus longimanus. Et puis, le requin n’attaque pas intentionnellement l’Homme; souvent il le confond avec une de ses proies comme une otarie par exemple. En fait, lors d’une attaque, le requin goûte » sa proie. L’Homme n’étant pas à son goût, il le relâche et s’en va. Seulement, à cause de la puissance de sa mâchoire, une simple morsure dite d’exploration, entraîne des blessures très graves voire la mort de la victime. Pourquoi ces attaques ? Bien qu’impressionnant, le requin est un animal relativement craintif et méfiant. Les attaques de requins sur l’Homme sont rares et exceptionnelles. L’augmentation des attaques de requin ces dernières années serait liée à l’augmentation de l’activité humaine le long des côtes et à une fréquentation humaine des plages en hausse. Il y a de moins en moins de requins mais de plus en plus de gens sur les plages. On note aussi que le rapport de l’Homme à la mer a changé et que celui-ci s’aventure de plus en plus en territoire requin ». Le développement du tourisme et des sports nautiques attire de plus en plus de monde dans l’eau, les baigneurs restent également plus longtemps dans l’eau, donc les rencontres avec les requins sont de plus en plus fréquentes. Le surfeur est de loin la première victime des attaques de requins, suivi par les nageurs et les plongeurs. La modification de l’habitat naturel du requin peut aussi expliquer les attaques. Le développement de zones touristiques, la destruction de barrières de corail servant de filets naturels, la pollution, la nourriture moins abondante obligent le requin à élargir son rayon de chasse. La route naturelle des requins reste la même mais, à la différence du début du 20ème siècle, les plages sont désormais très fréquentées. Quel est le bon comportement à adopter pour cohabiter avec les requins ? Éviter la baignade à l’aube, au crépuscule, après de fortes pluies et la nuit Ces moments correspondent à l’heure de chasse des requins, quand l’eau est trouble. Et bien sûr ne pas s’aventurer dans toutes les zones où les autorités ont émis un avis défavorable à la baignade. Aujourd’hui, il existe plusieurs techniques pour se protéger des attaques de requins, comme les filets maillants, les enclos de protection, les rideaux de bulles ou les bouées sonar pour détecter des requins marqués. Les scientifiques fixent sur la nageoire dorsale des transpondeurs, des marquages, ou des tags. Selon la technique, ils peuvent suivre en temps réel sur leurs ordinateurs les requins marqués ou encore attendre les nouvelles transmises par des pêcheurs qui capturent éventuellement des requins marqués. ASSOCIATIONS ET FONDATIONS Nausicaá participe à de nombreux programmes de recherche, notamment pour la préservation des requins dans le monde. NAUSICAÁ est engagé auprès de l’association MEGAPTERA afin de mieux connaitre et de préserver les populations de requin baleine. Cette association française est dédiée à l’observation, la connaissance et la protection des mammifères marins et du requin baleine. L’étude et la protection de cette espèce passe par la photo-identification, le marquage et les poses de balise sur ces géants des mers. NAUSICAÁ et MEGAPTERA ont posé trois balises sur des requins-baleines lors d’une campagne de marquage en décembre 2017 à Djibouti, en Afrique. Ces balises permettent d’obtenir différentes informations sur cet animal emblématique mode de vie, migration, reproduction… NAUSICAÁ soutient également la Fondation Malpelo créée en 1999 par Sandra Bessudo, biologiste et plongeuse franco-colombienne. L’île de Malpelo, située dans le Pacifique au large de la Colombie, est un lieu unique offrant une biodiversité incroyable. Cette Fondation mène une campagne de marquage de requins, ce qui a permis à des scientifiques de constater que les populations de requins marteaux diminuent à cause de la pêche. La Fondation Malpelo lutte contre la pêche illégale de requins et la pêche aux ailerons et oeuvre pour la préservation de ce sanctuaire marin, refuge exceptionnel pour des espèces qui ne se côtoient pas ailleurs. Inscrite au Patrimoine Naturel de l’Humanité » par l’UNESCO, Malpelo est désormais une Aire Marine Protégée et la Fondation Malpelo contribue grandement à sa conservation et au suivi des espèces qui y vivent. Le saviez-vous ? On peut déterminer l’humeur d’un requin en fonction de la taille de sa pupille. Lorsque le requin est excité, sa pupille grossit et lorsqu’il est en colère, elle se réduit. Tous les étés, les grands requins blancs qui vivent au large de la Californie se retrouvent tous dans une même zone de pleine mer surnommée le café des requins blancs », située entre le Mexique et Hawaï. Caresser un requin, de la queue vers la tête, c’est comme passer la main sur une râpe à fromage ! Sa peau couverte de denticules lui permet de maximiser l’efficacité de sa nage. Les requins se font régulièrement nettoyer les dents et les branchies et le corps par de petits poissons qui pénètrent sans aucune peur jusque dans leur bouche pour leur retirer les peaux mortes ou malades, un soin qui semble indispensable à la survie des requins. On peut suivre les requins sur Twitter en Australie 330 requins ont été marqués afin de surveiller leurs mouvements à proximité des plages publiques et pour avertir les surfeurs et nageurs sur Twitter. Le grand requin blanc ne mange que tous les 3 jours. Sources Livres sur les requins VAN GREVELYNGHE, A. DIRINGER, B. SERET. Tous les Requins du monde. 300 espèces des mers du globe. Ed. Delachaux & Niestlé, 1999. Coll. Encyclopédies du Naturaliste et S. COUPE. La Petite encyclopédie des requins. Ed. Bordas, 1993. Coll. Petite Encyclopédie des Animaux STEVENS. Les Requins. Ed. Bordas, 1987. Coll. Encyclopédie Visuelle MACQUITTY. La peur des requins. Ed. Gallimard, 2002. Coll. Les Yeux de la Découverte MOUTOU F. et MABIRE G. Tout sur le requin… et le reste. Ed. Le Pommier, 2016 SERET B. et SOLE J. Les requins. Les connaître pour les comprendre. Ed. Le Lombard, 2016 MADDALENA A. de. Requins de Méditerranée. Ed. Turtle Prod., 2015 CIVARD-RACINAIS A. Requins. Un monde fascinant. Ed. Belin Jeunesse, 2014 CALCAGNO R. Requins au-delà du malentendu. Ed. du Rocher, 2013 SERET B. Guide des requins, des raies et des chimères des pêches françaises. Ed. IRD, 2010 Autres livres sur les requins RITTER et RODELET L’interaction homme-requin. Ed. Jean-Marc Rodelet/Sharkschool, 2016 GHISLAIN L’invitation. Ed. Les Arènes, 2014 BUYLE F. et CIVARD-RACINAIS A. Rencontres sous-marines. Ed. Glénat, 2014 SURINA S. Comprendre et plonger avec les requins. Ed. Turtle Prod., 2015 GUILBERT N. Opération requin. Enquête à l’aquarium de Boulogne-sur-Mer. Ed. Ravet-Anceau, 2017 Liens utiles Certaines de ces sources ne sont disponibles qu’en anglais. Connaitre les requins Fichier Mondial des Attaques de Requins – World Shark Attack Database, Florida Museum of Natural History UICN – International Union for Conservation of Nature , Shark Specialist Group South African White Shark Research Institute Ministère de l’Agriculture. Guide d’identification des raies et des requins A la recherche des chiffres, par Shelley Clarke, specialist in the shark fin trade The European Association of Elasmobranchs L’Association Européenne des Elasmobranches – Some reference studies available online Interviews Bernard Seret, requinologue on France Inter Conférences TED Simon Berrow How do you save a shark you know nothing about? Le risque requin et sa gestion Shark risk management by Western Australian authorities Shark management in South Africa, le KwaZulu-Natal Sharks Board Save our Seas Foundation Documentaire de Rémy Tezier Attaques à la Réunion l’Enquête » Les mesures de protection existantes Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacés d’extinction/Convention on International Trade in Endangered Species Commission européenne Agence des Aires Marines Protégées L’identification ADN des requins, avenir du contrôle de leur commerce ? Quelques acteurs de la protection des requins Shark Alliance , Shark Angels Shark Savers Pew Charitable Trusts, Global sharks conservation Wildaid Longitude 181 Mise à jour 22 mars 2022 Aujourd’hui je vais vous montrer comment, en utilisant R, on peut faire de belles cartes géographiques. Et là, vous allez me demander, mais pourquoi faire des cartes géographique ? Et pourquoi avec R ? Et bien imaginons que, vous, bioinformaticien de terrain, soyez allé échantillonner des animaux à l’autre bout du monde sur plusieurs sites, par exemple des Marsupilami totalement au hasard !. Vous voulez faire une carte de ces différents sites d’échantillonnage. Facile ! Il suffit d’utiliser Google Earth, et d’y ajouter les points me direz-vous. Oui, mais voilà, vous avez 500 points d’échantillonnage. Et 500, ça commence à faire beaucoup à faire à la main… Et puis votre chef étant un ayatollah du libre, vous venez d’être viré par le simple fait d’y avoir pensé ! Et le gros avantage d’utiliser R sera de pouvoir utiliser toutes ses fonctions graphiques sur votre carte et puis c'est libre !. Nous verrons, à la fin de cet article, comment ajouter des graphiques sur une carte. Pour faire une simple carte, on va utiliser les packages maps[1] et mapdata[2]. Une fois installés, nous utiliserons la fonction map pour créer notre carte. Nous utiliserons les données de la base de données worldHires fournie dans le package mapdata. Le code suivant donne une carte du monde. librarymapslibrarymapdatamap'worldHires' Les options graphiques de R peuvent s’appliquer. On peut choisir de ne dessiner qu'une partie du monde en utilisant les options xlim et ylim respectivement pour régler la longitude et la latitude. Il faut donc connaître les coordonnées géographique des quatre coins de la carte qui nous intéresse elles peuvent être trouvées grâce à la fonction locator de R. L’option color permettra de modifier la couleur des frontières entre pays, et utilisée avec l’option fill, on pourra colorier les pays. map'worldHires', col=rainbow18, fill=T, xlim=c-19,60, ylim=c-40,40 Ouais, mais c’est chiant ton truc. Il faut connaître les coordonnées géographiques dans le système décimal pour dessiner la carte. On peut pas demander le pays que l’on veut ? Et si ! On peut spécifier le pays que l’on veut dessiner. Par exemple, la commande suivante permet de dessiner une carte du Japon avec un fond grisé. map'worldHires', "japan", col='gray80', fill=T Puisqu’une carte sans échelle ne veut rien dire comment j’ai bien retenu mes cours de géographie du collège !, on utilisera la fonction pour l’ajouter. On peut ensuite ajouter les villes sur cette carte, grâce à la fonction On pourra ensuite ajouter des points sur la carte à partir des coordonnées géographiques. Il faudra alors disposer de ces coordonnées géographiques dans le système décimal. Si vous avez les coordonnées dans le système sexagésimal, vous pouvez les convertir, par exemple sur ce site Les coordonnées de Kyoto dans le système sexagésimal sont 35°40’ 139°46’ merci Wikipedia Ces coordonnées donnent dans le système décimal pour la latitude et pour la longitude. map'worldHires', "japan", col='gray80', fill=T relwidth= capitals=1, pch=15, col='red'points 35, pch=16text label="Kyoto"points pch=16text label="Fukushima" Je vois d'ici les petits malins qui ont voulu, pour tester, faire une belle carte de la France métropolitaine, et qui n'ont pas été super contents du résultat… En effet la commande map"worldHires", "france" représente la France… en entier ! Donc avec les DOM-TOM enfin les DROM-COM pour ceux qui ont suivi les changements d'acronymes. Il faudra donc, dans le cas de la France métropolitane, passer obligatoirement par les coordonnées géographiques map"worldHires", "france", xlim=c-5,10, ylim=c35,55 Maintenant revenons à nos marsupilamis. On va réaliser une carte de leur aire de répartition sur laquelle on ajoutera les points d’échantillonnage. Pour les aires de répartition d’une espèce, il est "assez facile" de trouver des données sur internet sous forme de shapefile .shp qui sont ceux que l’on utilise pour faire une carte. On représente les aires de répartition de deux types de population de la même espèce de marsupilami Marsupilami fantasii les marsupilamis jaunes à tâches dont l'aire de répartition est représentée en vert et les marsupilamis jaunes uniformes en rouge. Sur la carte, on voit que les deux populations cohabitent sur une aire géographique limitée. librarymaptools repartition = readShapePoly'./ xlim=c-90,-35, ylim=c-60,15 plotrepartition[55,], add=TRUE, col=rgb20,84,30,150,maxColorValue=255, border=FALSEplotrepartition[84,], add=TRUE, col=rgb201,21,34,150,maxColorValue=255, border=FALSE Pour faire cette carte, j’ai importé une nouvelle libraire maptools dans laquelle se trouve la fonction readShapePoly qui permet d’ouvrir des fichiers de forme ». J’ai récupéré le fichier concernant les "caecilian amphibians"[3] mais ! On bossait pas sur le marsupilami ?! sur le site de l’UICN Red List Liste rouge des espèces en danger[4]. Une fois ouvert avec R, vous devriez obtenir une data frame contenant une aire de répartition par ligne et j'ai bien galéré à en trouver deux qui se recoupent. Une légende pourrait être ajoutée en utilisant la fonction legend de R. Maintenant intéressons-nous en particulier à la zone où les deux populations cohabitent. Sur cette carte, j’ai ajouté les treize points d’échantillonnage dans cette région dont sept dans la zone de cohabitation. On peut ajouter ces points grâce à la fonction points en ayant au préalable importé le fichier csv qui les contient. Pour zoomer, j’ai cherché les coordonnées des quatre points les plus, respectivement, au nord, à l’ouest, au sud et à l’est de la zone qui m’intéresse grâce à la fonction locator de R. map'worldHires', xlim=c ylim=c-14,-8plotrepartition[84,], add=TRUE, col=rgb201,21,34,150,maxColorValue=255, border=FALSEplotrepartition[55,], add=TRUE, col=rgb20,84,30,150,maxColorValue=255, border=FALSEpointscoord$x, coord$y, pch=16 C’est bien beau d’échantillonner des bestioles sur le terrain, mais normalement, on n'échantillonne pas pour le plaisir d'échantillonner, mais pour faire quelque chose avec cet échantillonnage… On a donc séquencé le cytochrome b des différents individus échantillonnés dans ces différentes populations, ce qui nous a permis d’identifier huit haplotypes différents. Hey m4rsu ! On pourrait pas faire une représentation des différents haplotypes identifiés sur chaque site et leur fréquence, genre avec un camembert ? J'allais justement y venir ! On peut donc ajouter des graphiques en camembert sur une carte grâce à la fonction qui est fournie avec la librarie mapplots. Il faut disposer d’un fichier qui comporte quatre colonnes longitude, latitude, haplotype, nombre d’observations. On pourra alors utiliser la fonction qui créée automatiquement un objet utilisable dans la fonction librarymapplotsxyz = haplotypes$y, haplotypes$freq, haplotypes$haplomap'worldHires', xlim=c ylim=c-14,-8plotrepartition[84,], add=TRUE, col=rgb201,21,34,150,maxColorValue=255, border=FALSEplotrepartition[55,], add=TRUE, col=rgb20,84,30,150,maxColorValue=255, border=FALSE xyz$y, xyz$z, radius= col=rainbow8legend'topright', legend=c18, col=rainbow8, pch=15, ncol=2 Tadaa ! Bon, je vous laisse faire l’interprétation bon courage, j'ai inventé les données !, car ce n’est pas l’objet de cet article. Nous avons donc vu comment faire des cartes avec R. N’étant pas un spécialiste, je vous ai montré quelques possibilités, mais il y en a plein d’autres, et je suis sûr que l’on peut faire des cartes bien plus belles que celles que j’ai montrées ici. Il existe plein d'autres librairies pour faire des cartes, vous devriez y trouver votre bonheur ! Pour finir, je voudrais préciser qu’aucun marsupilami n’a été maltraité pour écrire cet article. En plus, c'est un gros fake tout le monde sait que les marsupilamis vivent dans la forêt palombienne et non amazonienne. Merci à mathurin, hedjour, Olivier Dameron et Sylvain P. pour leurs précieux conseils et la relecture de cet article. Merci également à Kim Gilbert pour son article "Making maps with R"[5] qui m'a bien aidé à mes débuts avec les cartes. Références [1] Package maps [2] Package mapdata [3] shapefile des Caecilian Amphibians ou Gymnophonia [4] IUCN Red List [5] Making map with R À propos de m4rsu Issu du master de bioinformatique de l'université Paris Diderot, j'ai réalisé une thèse en génomique des populations chez le poisson aveugle Astyanax mexicanus. Ancien président 2014-2017 de l'association des Jeunes Bioinformaticiens de France RSG France - JeBiF, je suis membre du conseil de la SFBI depuis juillet 2015. julienfumey Carte du monde avec les mers Source google image La montée des eaux pourrait menacer jusqu'à un milliard de personnes dans les prochains siècles si nous continuons à émettre des gaz à effet de serre au rythme actuel. Les chercheurs ont modélisé les conséquences de cette élévation sur différentes villes dans le monde, et les images sont sans vous intéressera aussi [EN VIDÉO] COP21 La banquise Arctique disparait à une vitesse inquiétante La Nasa étudie depuis la fin des années 1970 la calotte polaire arctique. À l’aide d’images satellites et de graphiques, des chercheurs ont pu reconstituer l’évolution de la glace au cours des années. Il semblerait qu’elle fonde à vive allure… La banquise pourrait même disparaître en été à partir de 2016. Voici en vidéo une illustration de cet inquiétant phénomène. La montée des eaux va se poursuivre pendant des siècles, même si l'humanité parvient à limiter le réchauffement à 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle. C'est le cri d'alarme d'une équipe de chercheurs qui ont publié une étude sur les risques encourus par les villes au cours des 200 à prochaines années, et selon les différents scénarios de réchauffement. La plupart des estimations actuelles d'élévation du niveau de la mer courent jusqu’à la fin du siècle, mais le phénomène va se poursuivre bien au-delà de 2100 sous l'effet de l'accumulation du dioxyde de carbone dans l'atmosphère et de la fonte des glaces. Au final, le niveau de la mer pourrait gagner jusqu'à 8,9 mètres dans un scénario à +4 °C. La concentration actuelle de CO2 est de 50 % supérieure à celle de 1800 et la température moyenne à la surface de la Terre a augmenté de 1,1 °C. C'est suffisant pour faire monter le niveau des mers de près de deux mètres, que cela prenne deux siècles ou dix siècles », avance à l'AFP Benjamin Strauss, l'auteur principal de l'article publié dans la revue Environmental Research % de la population mondiale sous le niveau de la merLes chercheurs ont modélisé l'impact de cette montée des eaux sur 50 grandes villes côtières voir les simulations ci-dessous, et conclu que de larges portions de zones habitées se retrouveront sous le niveau de l'eau. Environ 385 millions de personnes vivent actuellement sur des terres menacées par les inondations à marée haute. Si le réchauffement est limité à 1,5 °C, 510 millions de personnes seront affectées et en cas de réchauffement à 4 degrés, la ligne de marée haute pourrait empiéter au-dessus des terres où vivent actuellement un milliard de personnes, soit 15 % de la population l'Asie, qui compte neuf des dix mégapoles à plus haut risque, qui sera la plus durement frappée, avec en tête de liste la Chine, l'Inde, l'Indonésie, le Vietnam et le Bangladesh. De nombreuses petites nations insulaires sont carrément menacées de disparition totale, avertissent les chercheurs. En 2020, deux îles de Sumatra ont ainsi été englouties par les eaux, et quatre autres sont menacées dans le court terme. L'étude n'a toutefois pas pris en compte les éventuelles mesures de protection, comme les digues ou l'élévation des terrains, mais même de monumentales mesures d'adaptation ne permettront pas d'éliminer tous les risques », expliquent les auteurs, mettant notamment en garde contre une rupture de Central, une organisation indépendante de journalistes et scientifiques, a créé des simulations de la montée des eaux dans différentes villes à travers le monde, dont Nice ou Bordeaux. En bougeant le curseur, on peut ainsi voir l'eau envahir les rues au fur et à mesure du réchauffement. Toutes les villes sont à voir sur le site Illustrons notre futur ».Bordeaux France. © Climate CentralNice France. © Climate CentralMelbourne Australie. © Climate CentralLa Havane Cuba. © Climate CentralHanoï Vietnam. © Climate CentralThessalonique Grèce. © Climate CentralSaint-Pétersbourg Russie. © Climate CentralBeaumont États-Unis. © Climate CentralSous-estimée, la montée des eaux va menacer 300 millions de personnes d’ici 2050Article de AFP-Relaxnews publié le 30/10/2019D'ici 2050, des zones côtières abritant 300 millions de personnes seront menacées par la montée des océans liée au changement région la plus menacée par la montée des eaux est l'Asie, révèle l'étude qui vient de paraître dans Nature Communications. Plus des deux tiers des populations concernées se trouveront en Chine, au Bangladesh, en Inde, au Vietnam, en Indonésie et en une forme d'intelligence artificielle, les chercheurs ont corrigé des données existantes concernant l'altitude des terres dans les zones côtières, qui pouvait être erronée, conduisant à largement sous-estimer l'étendue des zones touchées lors des marées hautes ou de fortes tempêtes. Les projections de l'élévation du niveau des océans n'ont pas changé, a expliqué à l'AFP Benjamin Strauss, coauteur de l'étude et président-directeur de Climate Central, un institut de recherches aux États-Unis. Mais lorsque nous utilisons nos nouvelles données concernant le relief, nous trouvons beaucoup plus de gens vivant dans des régions vulnérables que ce que nous estimions jusqu'à présent », données gratuites fournies par la Nasa, avec son programme SRTM qui a permis de cartographier 95 % de la surface de la Terre, peuvent comporter une marge d'erreur. Mais il y a environ cinq ans, Ben Strauss et Scott Kulp ont réalisé, en comparant ces éléments à des données plus fines, que le système SRTM surestimait systématiquement l'altitude des bords de mer, confondant des toits et des arbres avec le niveau du sol. Pour la majorité des zones côtières à travers le Globe, nous ne connaissions pas la hauteur du sol sous nos pieds », a souligné Ben changement climatique va remodeler les régions côtièresLa population mondiale, aujourd'hui estimée à 7,7 milliards d'individus, pourrait s'accroître de deux milliards d'ici 2050 et d'un milliard supplémentaires d'ici la fin du siècle, dont une grande partie résidant dans des mégalopoles en bord de environ 100 millions de personnes habitent dans des zones situées sous le niveau de la mer, selon cette étude. Certains sont protégés par des digues mais la plupart ne bénéficient d'aucune protection. Le changement climatique a le potentiel de remodeler des villes, des économies, des rivages et des régions entières du Globe », avertit Scott Kulp, auteur principal de l'étude et scientifique chez Climate Central, soulevant la question de savoir dans quelle mesure et combien de temps les protections côtières peuvent les préserver ».Océan jusqu’à un mètre d’élévation d'ici 2100Plusieurs menaces pèsent sur les populations des littoraux l'une d'elles est l'élévation du niveau des océans causée par la dilatation de l'eau sous l'effet du réchauffement climatique et la fonte des glaces au Groenland et en de l'Antarctique le niveau des mers montera plus vite que prévuDepuis 2006, les océans montent d'environ quatre millimètres par an, un rythme qui pourrait être multiplié par 100 si les émissions de gaz à effet de serre restent inchangées, a averti le mois dernier le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat Giec dans un rapport sur les le réchauffement climatique est limité sous 2 °C, comme prévu par l'Accord de Paris, la hausse des océans devrait atteindre environ 50 centimètres d'ici 2100. Si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent à leur rythme actuel, l'élévation pourrait être presque deux fois plus menace les tempêtes et les ouragansUne autre menace est constituée par les typhons, cyclones et ouragans violents qui vont devenir plus fréquents. Il n'est pas nécessaire d'avoir une augmentation importante du niveau des mers pour causer des problèmes catastrophiques », commente Bruce Glavovic, professeur à l'université Massey en Nouvelle-Zélande, qui n'a pas pris part à l' nouveau système mis au point par les chercheurs, nommé CoastalDEM, et présenté dans des revues scientifiques, constitue un progrès significatif pour comprendre les risques pour des centaines de millions de personnes, inhérents à l'élévation des océans liée au changement climatique, d'ici la fin du siècle », estime le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele, ancien vice-président du montée des eaux menacerait certaines grandes villes du mondeArticle d'Andréa Haug publié le 21 septembre 2015Brûler les stocks de combustibles fossiles de la Terre réchaufferait, à terme, suffisamment l'atmosphère pour engendrer la fonte totale de la glace de l'Antarctique, au pôle Sud, et engendrer une importante montée des eaux. L'élévation du niveau de la mer qui en découlerait aurait de lourdes répercussions sur les zones littorales du monde entier où vivent de nombreuses ans, New York, Londres, Rome et Tokyo pourraient être submergées, prédit une étude parue dans Science Advances. La raison ? Une élévation de 60 mètres du niveau de la mer qui immergerait durablement ces grandes villes ce scénario semble issu d'un blockbuster, il est très sérieux selon les auteurs de ce rapport scientifique. De précédentes études sur les modifications de l'Antarctique ont déjà été réalisées mais elles portaient sur des périodes de temps nettement plus courtes. Dans les années 1980, on pensait que les émissions de dioxyde de carbone ne persistaient pas dans l'air et que la glace mettait du temps à fondre », rappelle Ken Caldeira, chercheur à l'université de Stanford, aux États-Unis, et coauteur de l'étude. Il est à présent admis que ces gaz à effet de serre perdurent des millénaires dans l' équipe scientifique a donc modélisé sur le très long terme la façon dont la glace du pôle Sud pourrait répondre à un large éventail de scénarios d'émissions futures de dioxyde de carbone. À l'aide de logiciels de simulation, ils montrent que la combustion des ressources fossiles, comme le charbon et le pétrole, est suffisante pour éliminer un jour la calotte glaciaire de l' hausse du niveau de la mer de 3 m par siècleDans le pire des schémas, les gaz à effet de serre, autrement dit qui réchauffent l'atmosphère en renvoyant des infrarouges vers la Terre, pourraient atteindre en cumulatif gigatonnes de carbone relarguées dans l'air ambiant. La hausse de la température dont ils seraient responsables accélérerait la fonte glaciaire. Durant le premier millénaire, cette chaleur engendrerait une hausse du niveau de la mer de 3 mètres par siècle pour atteindre 60 mètres d'ici ans. Ce que nous faisons aujourd'hui en quelques décennies à peine déclenche des changements - comme la perte de glace de l'Antarctique et l'élévation du niveau global de la mer - qui dureront des milliers d'années », déclare Ricarda Winkelmann, chercheuse à l'institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique, en Allemagne, et auteur principal de l'étude. S'il reste possible de construire une digue de protection face à une hausse du niveau de la mer de 60 à 90 centimètres cela sera une tout autre histoire quand nous serons forcés d'abandonner New York, Londres, Paris, Rome ou Washington », ajoute Ken Caldeira. Pour les auteurs de l'analyse scientifique, d'autres études sont requises pour appuyer ces prédictions mais elles montrent dès à présent que le changement climatique n'est pas un phénomène anodin auquel l'Homme pourrait facilement s'adapter. Bien au contraire, selon eux, s'il se pérennise, l'actuel système énergétique pourrait changer le visage de la planète et impacter durablement les générations à par ce que vous venez de lire ?

carte du monde avec le nom des mers